Le risque de crédit qui est le rique de défaut de remboursement de l’emprunteur représente le risque principal pour une banque. Depuis les années 80 ce rique n’a cessé d’augmenter ce qui faisait apparaître le système bancaire de plus en plus fragile. La raison la plus importante pour cette fragilité était la faiblesse relative du montant des fonds propres de la banque face à des risques de plus en plus élevés. Cette évolution conduisait le Comité de réglementation bancaire (Comité de Bâle)1 à proposer un accord sur le niveau minimum des fonds propres pour les banques internationales – l’Accord de Bâle de 1988. Il a été adopté par plus de 100 pays, et son objectif principal était d’accroître la sécurité des banques.
Dans les années 90 le risque continuait à augmenter et on pouvait observer de nombreuses faillites de banques. Mais aussi la progressivité de l’innovation des marchés financiers et l’accroissement de la complexité des transactions financières poussaient le Comité de Bâle à travailler sur un nouvel accord sur les fonds propres. Les réglementations devraient être mieux adaptées aux risques et les banques devraient être poussées à améliorer continûment leur gestion et leur surveillance des risques. Le nouveau système est plus flexible et doit apporter sa contribution à la sécurité du système financier global ainsi qu’à l’amélioration de l’égalité concurrentielle. Le chapitre 2 donne une vue d’ensemble de ce nouvel Accord de Bâle qui est constitué de trois piliers. Le chapitre 3 explique le nouveau traitement du risque de crédit - le calcul du poids de risque à l’aide de l’approche « standard », l’application de notations internes et la question de l’emploi de modèles de risque de crédit.
Table des matières
1 Introduction
2 La structure du Nouvel Accord de Bâle
2.1 Exigences minimales de fonds propres
2.2 Processus de surveillance prudentielle
2.3 Renforcement de la discipline de marché
3 La détermination du poids de risque
3.1 L’approche « standard »
3.2 Application de notations internes
3.3 Emploi de modèles de risque de crédit
4 Conclusion
Objectifs et thèmes de recherche
Cette étude examine la réforme de la réglementation bancaire internationale, en se concentrant sur la transition de l'Accord de Bâle de 1988 vers le Nouvel Accord de Bâle. L'objectif principal est d'analyser comment ce nouveau cadre réglementaire cherche à mieux aligner les fonds propres des banques sur les risques réels, tout en renforçant la sécurité du système financier mondial face à la complexité croissante des transactions financières.
- Structure et piliers du Nouvel Accord de Bâle
- Gestion et mesure du risque de crédit
- Comparaison des approches de pondération des risques (Standard vs Notations internes)
- Rôle de la surveillance prudentielle et de la discipline de marché
- Défis liés à l'utilisation des modèles internes de risque de crédit
Auszug aus dem Buch
3.1 L’approche « standard »
Cette approche consiste en une redéfinition des poids de risque à l’intérieur de chaque segment d’actif. Elle repose sur l’existence des ratings des agences de notation à l’aide desquelles on détermine le poids du risque, et peut être appliquée à toutes les catégories de créances (créances sur des agents souverains, banques centrales, banques et agents non-financiers11).
Dans l’Accord de 1988, le poids du risque des créances sur des agents souverains et des banques centrales est déterminé à partir du critère de l’appartenance à l’OCDE12, après on appliquait le ratio de solvabilité de 8%. Les propositions du nouvel Accord sont d’appliquer des ratings des agences de notation (p. ex. Moody’s, Standard & Poor’s) pour ce type de créances. En raison de la bonne qualité de ces créances, la pondération du risque devrait être dans bien des cas de 0%. La proposition du Comité est la suivante :13
Résumé des chapitres
1 Introduction: Présente l'évolution des risques bancaires depuis les années 80 et la nécessité d'une mise à jour réglementaire après l'Accord de 1988.
2 La structure du Nouvel Accord de Bâle: Détaille les trois piliers complémentaires du nouvel accord : les exigences minimales, la surveillance prudentielle et la discipline de marché.
2.1 Exigences minimales de fonds propres: Explique le premier pilier, axé sur les risques de marché, de crédit et opérationnels avec une différenciation plus fine.
2.2 Processus de surveillance prudentielle: Décrit le deuxième pilier qui incite les banques à maintenir une adéquation de fonds propres conforme à leur profil de risque.
2.3 Renforcement de la discipline de marché: Analyse le troisième pilier, soulignant l'importance de la transparence financière pour l'efficience des marchés.
3 La détermination du poids de risque: Présente les méthodologies de calcul des actifs pondérés selon les risques de crédit.
3.1 L’approche « standard »: Expose la méthode reposant sur les notations externes des agences pour pondérer les créances.
3.2 Application de notations internes: Détaille l'approche IRB permettant aux banques d'utiliser leurs propres systèmes de mesure du risque.
3.3 Emploi de modèles de risque de crédit: Discute de l'utilisation future des modèles internes de portefeuille et des défis liés à la rareté des données.
4 Conclusion: Synthétise l'impact de la réforme sur la gestion des risques et les défis procycliques potentiels.
Mots-clés
Bâle II, Risque de crédit, Fonds propres, Accord de Bâle, Surveillance prudentielle, Discipline de marché, Approche standard, Notations internes, IRB, Modèles de risque, Solvabilité, Actifs pondérés, Réglementation bancaire, Défaut de paiement, Gestion des risques.
Foire aux questions (FAQ)
Quel est le sujet principal de cet ouvrage ?
Le document analyse les changements introduits par le Nouvel Accord de Bâle en matière de gestion du risque de crédit au sein des banques internationales.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes principaux incluent la structure en trois piliers, les différentes approches de pondération des risques (standard et notations internes) et l'intégration des modèles de gestion des risques.
Quel est l'objectif premier de cette réforme ?
L'objectif est d'aligner les exigences réglementaires sur les risques sous-jacents, d'accroître la sécurité bancaire et de promouvoir une meilleure gestion interne des risques.
Quelle méthode scientifique est utilisée ?
Le travail repose sur une analyse comparative des textes réglementaires du Comité de Bâle et sur l'étude des méthodologies de calcul des fonds propres.
Qu'est-ce qui est traité dans le chapitre 3 ?
Le chapitre 3 détaille le calcul des poids de risque, en examinant l'approche standard, l'utilisation des notations internes (IRB) et le développement des modèles de risque de crédit.
Quels sont les mots-clés caractérisant ce texte ?
Les termes essentiels sont Bâle II, risque de crédit, fonds propres, approche standard, notations internes et surveillance prudentielle.
Quelles sont les limites de l'approche standard selon l'auteur ?
L'auteur souligne que le nombre de classes de risque pourrait être insuffisant et imprécis, ne résolvant que partiellement l'arbitrage réglementaire.
Pourquoi l'implémentation des modèles de risque de crédit est-elle complexe ?
L'implémentation est entravée par la disponibilité limitée des données sur les défauts de paiement et par la difficulté technique de réaliser un backtesting efficace.
- Arbeit zitieren
- Anonym (Autor:in), 2003, Gestion du risque de crédit - Le nouvel accord de bâle, München, GRIN Verlag, https://www.hausarbeiten.de/document/38506