Les effets politiques de la mondialisation sont estimés tout autant qu'en révolutionnaires que contradictoires. On pourrait d'un coté interpréter l'époque actuelle comme étant période de transition. Une transition causée par le déplacement du pouvoir étatique d'une proportion historique. La mondialisation retirait de l'État, depuis longtemps la forme d'organisation politique incontestablement dominante, de son autorité en transférant de ses fonctions habituelles aux auteures trans- et inter-étatique. Parmi ces acteurs surtout, et dans ce qui suit focalisés, les organisations internationales (OI), les organisations non-gouvernementales transnationales (ONG) et les entreprises transnationales (ET). En revanche, les sceptiques de ce développement constatent que les États nation maintiennent énergiquement leur autorité dans plusieurs domaines principales du gouvernement. Et cela à bon escient, comme sur la scène internationale ce sont seuls les États qui possèdent la légitimité de médiatiser leurs populations et d'établir un encadrement du droit obligeant. Selon la perception moderne, un gouvernement, soit nationale soit internationale, n'est légitime qu'il remplisse les conditions de la responsabilité et de la transparence. Voilà le problème de la régence d'une multitude des acteurs différents.
Le sujet de cet essai est donc la souveraineté étatique de fait et fonctionnellement contesté par les effets politiques de la mondialisation. Ce premier doit, dans ce qui suit, être défini comme : L'autorité suprême de l'État sur son territoire national (souveraineté interne) et dans l'ordre international (souveraineté externe), où il n'est limité que par ses propres engagements.
Les questions qui se posent pour cet Écrit sont les suivantes :
1. Est-ce que l'État nation est un modèle d’organisation humaine obsolète, dépassé par des acteurs inter- et transnationales qui sont mieux capable de remplir ses anciennes fonctions sur une planète d'interdépendances mondiales?
2. Est-ce que la mondialisation signe-t-elle sur le temps long la fin de l'État nation?
Table des matières
Introduction
I Première Partie : L'État nation dépassé ?
Chapitre 1 : Les Organisations Internationales
Section 1 : L'ONU
Section 2 : Les Organisation Régionales. Modèle l'UE
Section 3 : Les Cours permanents internationales
Paragraphe 1 : La Cour Internationale de Justice
Paragraphe 2 : La Cour Pénale Internationale
Chapitre 2 : Les Organisations Non-Gouvernementales
Section 1 : Légitimité, la bonne cause et représentation de la société civile
Section 2 : Influence circulant et dépassant l'État nation
Chapitre 3 : L'Économie de la mondialisation
Section 1 : Le Régime de Libre-Échange
Section 2 : Les Entreprises Transnationales
II Deuxième Partie : L'État nation en tant qu'acteur indispensable et légitime
Chapitre 1 : Les Organisations Internationales
Section 1 : L'ONU
Section 2 : Les Organisation Régionales. Modèle l'UE
Section 3 : Les Cours permanents internationales
Paragraphe 1 : La Cour Internationale de Justice
Paragraphe 2 : La Cour Pénale Internationale
Chapitre 2 : Les Organisations Non-Gouvernementales
Section 1 : Déficit de légitimation
Section 2 : Limitation de l'influence des ONG
Chapitre 3 : Économie de la mondialisation, States in action
Section 1 : Le régime de libre échange, une création des États
Section 2 : Les entreprises, personnes juridiques soumises à la législation étatique
Objectifs et thématiques de l'essai
Cet essai examine si la mondialisation conduit irrémédiablement à la fin de l'État-nation en transférant ses fonctions traditionnelles vers des acteurs inter- et transnationaux, ou si l'État demeure l'acteur primaire indispensable sur la scène internationale.
- Le rôle des organisations internationales (ONU, UE, cours de justice) dans la souveraineté.
- L'influence croissante des organisations non-gouvernementales (ONG) et leur légitimité.
- L'impact des entreprises transnationales (ET) et des régimes de libre-échange sur le contrôle étatique.
- La tension entre les interdépendances mondiales et le maintien du pouvoir étatique.
- L'analyse de la souveraineté étatique comme concept juridique et fonctionnel.
Auszug aus dem Buch
Chapitre 1 : Les Organisations Internationales (OI)
Les OI sont créées par des États en vertu d'un traité et expriment ainsi la volonté de plusieurs États de s'engager ensemble dans un même domaine. Il sera argumenté dans ce qui suit qu'une fois crées, certaines organisations ont effectivement la capacité d'encadrer ou de surmonter la souveraineté Étatique. Les premières organisations internationales furent fondées pendant le XIXe siècle afin de remplir une certaine fonction bien spécifique. Parmi celles-ci, peuvent être citées par exemple l'Union Internationale de la Télégraphie fondée en 1865, entre temps remplacée par l'Union Internationale des Télécommunications, et l'Union Postale Universelle fondée en 1874. Ces deux organisations internationales sont encore existantes en tant qu'institutions spécialisées de l’ONU (Karns ; Mingst 2004 : 66). Les nombreuses organisations de ce type fonctionnel, entre-temps souvent absorbées par le corps de l'ONU, n'ont pas la capacité de dépasser la souveraineté étatique et ne menacent donc pas l'État dans son existence. Elles constituent déjà en revanche une tentative de réponse à des interdépendances accrues.
Résumé des chapitres
Chapitre 1 : Les Organisations Internationales: Analyse comment ces organisations, de l'ONU aux tribunaux internationaux, tentent de réguler les relations mondiales, parfois au détriment de la souveraineté nationale.
Chapitre 2 : Les Organisations Non-Gouvernementales: Étudie le rôle des ONG en tant qu'acteurs de la société civile qui influencent les décisions internationales par des moyens informels, malgré un déficit de légitimité démocratique.
Chapitre 3 : L'Économie de la mondialisation: Examine l'impact des régimes de libre-échange et des entreprises transnationales sur la marge de manœuvre des gouvernements et le pouvoir étatique.
Mots-clés
Mondialisation, État-nation, Souveraineté, Organisations internationales, ONG, Entreprises transnationales, Libre-échange, Droit international, Légitimité, Interdépendances, Sécurité collective, Intégration régionale, Union européenne, Gouvernance mondiale.
Foire aux questions
Quel est le sujet principal de cette étude ?
L'essai analyse l'impact de la mondialisation sur la souveraineté de l'État-nation, en se demandant s'il devient obsolète face à des acteurs inter- et transnationaux.
Quels sont les trois grands domaines abordés ?
L'étude se concentre sur les organisations internationales, les organisations non-gouvernementales et les dynamiques économiques de la mondialisation.
Quelle est la thèse centrale de l'auteur concernant la souveraineté ?
L'auteur soutient que, malgré l'influence croissante d'autres acteurs, l'État reste un médiateur indispensable et l'acteur primaire sur la scène internationale, car il conserve la "compétence de la compétence".
Quelle méthodologie est employée dans cet essai ?
L'essai adopte une approche analytique basée sur la théorie des relations internationales, en comparant les capacités des institutions internationales aux fondements de la souveraineté étatique traditionnelle.
Que traite principalement le chapitre consacré à l'économie de la mondialisation ?
Ce chapitre explore comment les régimes de libre-échange et les entreprises transnationales délocalisent l'autorité étatique, tout en soulignant que ces structures restent dépendantes de la volonté des États.
Quelles sont les caractéristiques des mots-clés de cet essai ?
Ils reflètent les enjeux de puissance, les structures juridiques internationales, le rôle de la société civile et les défis de la régulation mondiale.
Pourquoi l'UE est-elle considérée comme un modèle particulier dans l'essai ?
L'UE est analysée comme une expérience d'intégration régionale poussée qui, contrairement aux autres organisations, tente de créer une structure supranationale, tout en restant limitée par les intérêts des États membres.
Quel est le rôle des ONG selon l'auteur ?
L'auteur voit les ONG comme des acteurs complémentaires de la diplomatie moderne, capables d'influencer les normes, mais incapables de remplacer l'État en raison de leur manque de pouvoir matériel et de légitimité démocratique.
- Arbeit zitieren
- Benno Valentin Villwock (Autor:in), 2012, La mondialisation signe-t-elle la fin de l’État nation?, München, GRIN Verlag, https://www.hausarbeiten.de/document/312172