"Den Schülern der Schule ist es verboten, Bretonisch zu sprechen und auf den Boden zu spucken". So lauteten die ersten Worte auf jedem Schild, das vor den Eingangstüren der Schulen in der Bretagne aufgehängt wurde. Damit stellten sie den Gebrauch einer "barbarischen" Sprache und das Spucken eines ungezogenen Schülers auf ein und denselben Podest. Obwohl die Existenz dieses Plakats von dem Wissenschaftler Fanch Broudic, einem bretonischen Schriftsteller und Fernsehmoderator infrage gestellt wurde, fasst dieser Slogan in wenigen Worten die "Politik der Ausrottung der bretonischen Sprache" zusammen. Seit dem 20. Jahrhundert werden die Regionalsprachen unterdrückt, um das Französische durchzusetzen. Die Minderheitensprachen wie Okzitanisch, Bretonisch und die kreolischen Sprachen in Übersee sind davon betroffen und haben sehr darunter gelitten. Sie erholen sich nur schwer davon.
Table des matières
1. Les débuts de l‘interdiction de la langue bretonne
2. Mise en œuvre de l’imposition du français dans les écoles en Bretagne
3. La défense du maintien et la transmission de la langue bretonne
4. La France n’encourage toujours pas les langues régionales
5. Les bretonnants révoltés
Objectifs et thématiques
Cette étude analyse le processus historique d'éradication de la langue bretonne par l'État français depuis le XXème siècle, ainsi que les conséquences persistantes de cette politique sur la diversité culturelle et linguistique actuelle dans la région Bretagne.
- L'analyse historique des politiques d'interdiction et de répression linguistique.
- L'impact des mécanismes symboliques et punitifs sur la transmission intergénérationnelle.
- Le rôle des initiatives éducatives comme les écoles Diwan dans la sauvegarde du patrimoine.
- La résistance politique et sociale face au centralisme linguistique de la République.
Extrait du livre
2. Mise en œuvre de l’imposition du français dans les écoles en Bretagne
À partir du XXème siècle, le symbole « ar vuoc’h » fit son apparition dans les écoles de Bretagne. Il pouvait prendre la forme d’un bâton de bois, d’un galet ou d’un sabot. Dés qu’un élève parlait breton, l’enseignant le sanctionnait avec le port du « ar vuoc’h » - la vache, en français. S’il ne parvint pas à l’élève de se débarrasser du symbole jusqu’à la fin des cours il risquait la punition. Les sanctions étaient diverses mais classiques : recopier cent fois « je ne parlerai plus breton », retenues et travaux ménagers. Parfois l’enseignant enlevait même des points du devoir de français de l’écolier. Le détenteur du symbole dû alors mettre en œuvre des stratégies et des ruses afin de s’en débarrasser avant le fin de la journée. Lorsque le détenteur surprenait un autre élève à parler breton, il pouvait lui transmettre le symbole.
Ainsi, le système de transmission du « ar vuoc’h » eut un effet secondaire bénéfique pour le gouvernement français : L’instauration d’un climat de méfiance entre les élèves bretonnants). Les élèves se méfiaient du détenteur du symbole et évitait à tout prix de se retrouver près de lui, craignant qu’il les piège en les faisant parler breton. Ainsi, l’« Ar vuoc’h » perturbait les rapports d’amitié entre bretonnants. D’autres stratégies consistaient à jeter l’« ar vuoc’h » dans un puit ou de l’enterrer, bien que cela ne résolve pas le problème. Les enfants des grandes villes étaient plus enclins à parler le français alors que les enfants à la campagne parlaient plutôt breton au quotidien et la majorité d’entre eux ne maîtrisaient pas du tout le français. Par conséquent, les enfants qui savaient déjà parler français développèrent un sentiment de supériorité face au enfants exclusivement bretonnants.
Résumé des chapitres
1. Les débuts de l‘interdiction de la langue bretonne: Ce chapitre retrace le tournant de l'année 1902 marqué par l'interdiction de la prédication en breton et l'instauration d'un système punitif visant à éradiquer l'usage des langues régionales.
2. Mise en œuvre de l’imposition du français dans les écoles en Bretagne: L'analyse porte sur les méthodes coercitives, telles que l'usage du symbole "ar vuoc’h", qui ont stigmatisé les élèves bretonnants et favorisé le déclin massif de la transmission de leur langue maternelle.
3. La défense du maintien et la transmission de la langue bretonne: Ce volet examine la création et le développement des écoles Diwan, en tant que réponse associative et pédagogique pour préserver le patrimoine linguistique breton.
4. La France n’encourage toujours pas les langues régionales: Le chapitre traite de la persistance des obstacles institutionnels et constitutionnels qui empêchent une reconnaissance réelle et une protection efficace du breton dans le système scolaire français.
5. Les bretonnants révoltés: Il met en lumière les mouvements de protestation et les initiatives citoyennes depuis les années 70 qui luttent activement contre la disparition du breton malgré le manque de soutien étatique.
Mots-clés
Langue bretonne, Bretagne, éducation, écoles Diwan, politique linguistique, interdiction, répression, bilinguisme, nation, indivisible, patrimoine, transmission, identité, résistance, Charte Européenne.
Questions fréquemment posées
Quel est le sujet principal de cette étude ?
La recherche porte sur l'interdiction historique de la langue bretonne au XXème siècle et ses répercussions durables sur la société et la culture bretonne au XXIème siècle.
Quels sont les thèmes centraux abordés ?
Les thèmes principaux incluent la répression linguistique étatique, les méthodes d'imposition du français à l'école, le rôle de la résistance bretonne et les défis de la transmission intergénérationnelle dans un contexte centralisateur.
Quelle est la problématique centrale ?
L'auteur s'interroge sur la manière dont la quête française d'une nation "une et indivisible" a mis en péril la diversité culturelle et linguistique régionale, spécifiquement en Bretagne.
Quelles méthodes sont employées ?
L'étude repose sur une analyse historique et sociologique, s'appuyant sur des sources documentaires, des articles académiques et des rapports sur la situation des langues minoritaires en France.
Qu'est-ce qui est examiné dans le corps du texte ?
Le corps du texte detaille les phases de répression, notamment l'interdiction religieuse et scolaire, les stratégies de résistance civile et la situation actuelle des locuteurs bretonnants face à l'inertie du gouvernement.
Quels mots-clés définissent le mieux ce travail ?
L'étude est caractérisée par des termes comme "langue bretonne", "politique linguistique", "écoles Diwan" et "identité régionale".
Quel rôle jouent les écoles Diwan dans le mécanisme de défense de la langue ?
Elles constituent une réponse concrète pour contrer la disparition du patrimoine en proposant un enseignement immersif dès le plus jeune âge, bien qu'elles soient souvent freinées par les directives nationales.
Comment la notion du symbole "ar vuoc'h" a-t-elle influencé les élèves bretonnants ?
Le port de ce symbole a non seulement puni l'usage du breton, mais a également instauré un climat de méfiance et d'humiliation entre les élèves, causant des traumatismes durables qui ont conduit de nombreuses familles à abandonner la transmission du breton.
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- Karoline Roynard (Author), 2021, L'interdiction de la langue bretonne, Munich, GRIN Verlag, https://www.hausarbeiten.de/document/1270295