Hauptseminararbeit, 2008, 23 Seiten
Autor: Anna Kozok
Fach: Französisch - Pädagogik, Didaktik, Sprachwiss.
Details
Jahr: 2008
Seiten: 23
Note: 1,5
Literaturverzeichnis: ~ 10 Einträge
Sprache: Französisch
ISBN (E-Book): 978-3-638-01276-8
Dateigröße: 120 KB
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Zusammenfassung / Abstract
Conformément aux trois principaux modes d’approche du langage, des aspects syn-taxiques, morphologiques et sémantiques vont entrer dans le travail présent. Mais c’est surtout ce dernier domaine qui va jouer un rôle prépondérant, car le but de cette dissertation consiste en une détermination sémantique de la préposition de. En pour-suivant ce but, je vais m’occuper tout d’abord du terme de préposition afin de délimi-ter cette catégorie grammaticale par rapport à d’autres éléments de relation. Ensuite, j’essaierai d’analyser l’emploi concret du de à l’aide des exemples déjà présentés dans l’exposé ci précédent , auquel un regroupement sémantique va suivre. Finale-ment, je discuterai l’invariant de de proposé dans les œuvres consultées pour en ve-nir à une conclusion générale sur les traits caractéristiques de la préposition de, en tenant compte des connaissances acquises lors des chapitres précédents.
Textauszug (computergeneriert)
Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg
Romanisches Seminar
Semestre d′été 2007
Séminaire:
Les mots indéclinables
(Hauptseminar Sprachwissenschaft)
Date: 14.01.2008
La préposition
de
Travail présenté par : Anna Kozok
1
Table des matières
Introduction p. 03
1
Le terme de préposition p. 04
2
La préposition de p. 05
2.1 Analyse détaillée des exemples p. 07
2.2 Problème sémantique et entourage syntaxique de
de
p. 15
2.3 Regroupement sémantique des exemples p. 16
2.4 L′invariant de
de
/sa signification de base p. 21
3 Conclusion
p. 21
Bibliographie p. 22
2
Introduction
Conformément aux trois principaux modes d′approche du langage, des aspects syn-
taxiques, morphologiques et sémantiques vont entrer dans le travail présent. Mais
c′est surtout ce dernier domaine qui va jouer un rôle prépondérant, car le but de cette
dissertation consiste en une détermination sémantique de la préposition
de
. En pour-
suivant ce but, je vais m′occuper tout d′abord du terme de
préposition
afin de délimi-
ter cette catégorie grammaticale par rapport à d′autres éléments de relation. Ensuite,
j′essaierai d′analyser l′emploi concret du
de
à l′aide des exemples déjà présentés
dans l′exposé ci précédent1, auquel un regroupement sémantique va suivre. Finale-
ment, je discuterai l′invariant de
de
proposé dans les oeuvres consultées pour en ve-
nir à une conclusion générale sur les traits caractéristiques de la préposition
de,
en
tenant compte des connaissances acquises lors des chapitres précédents.
Le cadre théorique exposé et la terminologie employée seront en majeure partie gui-
dés par le linguiste Bernard Pottier et surtout par son oeuvre
Systématique des élé-
ments de relation
de 1962 ainsi que par la publication nommée
Die französischen
Präpositionen
(1991) de Jürgen Lang, linguiste allemand, qui renvoie le lecteur aussi
souvent aux travaux de Pottier.
Selon les trois niveaux de la langue, la signification d′une préposition peut être dé-
crite à au moins trois niveaux différents2 : aux deux niveaux extrêmes de ses signifi-
cations du discours d′un nombre infini et de sa signification du langage homogène,
ainsi qu′au niveau moyen où les différents significations du discours peuvent être re-
groupées sous certains aspects sémantiques. (Lang 1991 : 222) Pour chacun de ces
niveaux des exemples vont être donnés dans ce travail.
Je renvoie de plus au fait qu′une analyse des syntagmes prépositionnels incluant
de
ainsi que le phénomène de
de
comme préverbe vont être exclus de ce travail parce
qu′ils dépasseraient largement le cadre habituellement prévu.
1 Les exemples utilisés sont sans exception extraits du Robert, P. (2006).
Le nouveau Petit Robert.
2 La terminologie des niveaux de la langue ici employée s′oriente au linguiste Prof. Dr. Lüdtke, présen-
tée ainsi dans son cours magistral « Einführung in die romanische Sprachwissenschaft » lors du
semestre d′hiver 2003/04
3
1. Le terme de préposition
Tout d′abord il est nécessaire de souligner que le terme de préposition n′est pas bien
choisi pour désigner la catégorie grammaticale intentionnée car il renvoie au mot latin
praepositio
et donc à la position devant quelque chose. Il est vrai et on va le voir à
un moment ultérieur que toute préposition fait partie d′un groupe prépositionnel et
qu′elle se réfère à son deuxième élément mais celui-ci ne lui succède pas forcément
du point de vue syntaxique. Dans les exemples choisis plus bas cette
pré
-position est
en effet respectée mais il ne faut pas pour autant en tirer de conséquence à l′égard
d′un trait caractéristique général des prépositions. Seulement, ce dernier, en quoi
consiste-t-il alors ?
Regardons la définition introductive d′Arrivé et al. (1986 : 557) :
« Mots invariables,
les prépositions sont généralement présentées comme n′ayant pas, à proprement
parler, de fonction : il s′agirait de simples outils de relation. De liens ou de pivots en-
tre deux termes : termes qui, eux seuls, sont porteurs d′une fonction. »
D′autres linguistes comme par exemple Cervoni (1991 : 5) estiment que les plus abs-
traites des prépositions françaises, dont
de
et
à
font incontestablement partie, résis-
tent le plus à une analyse sémantique. Non seulement les articles des dictionnaires
en témoignent, explique l′auteur, mais aussi les études linguistiques qui tournent au-
tour de ce sujet. Cervoni admet que l′accessibilité difficile des prépositions est surtout
due à leur nature des mots dits « grammaticaux », ce qui renvoie de manière affaiblie
à l′idée des mots vides présentée plus haut, et rend la tâche très délicate lorsqu′il
s′agit de filtrer un signifié de l′ensemble signifiant auquel chacune des prépositions
participe. Malgré certains emplois essentiellement grammaticaux, elles ne sont pas
interchangeables sans qu′une telle substitution ne différencie le contexte respectif3.
Et c′est exactement ce dernier qui doit être intégré à une analyse sémantique de
quelconque préposition, surtout d′une analyse dont la variété des effets de sens et le
degré d′abstraction sont aussi grands que ceux de la préposition
de
.
Comme troisième définition j′aimerais me référer à celle proposée par
Le nouveau
Petit Robert
(2006 : 2055) :
« Mot grammatical, invariable, introduisant un complé-
ment (d′un substantif, d′un verbe, d′un adjectif, d′un adverbe) en marquant le rapport
qui unit ce complément au mot complété. »
Plus que les deux précédentes, cette dé-
3 Déjà présenté sur le polycopié de mon exposé, Grevisse & Goosse (1993 : 427-430) proposent
quelques contextes précis lors desquelles
de
et
à
peuvent exceptionnellement être interchangés.
Quand même la question s′y pose si cette substitution ne modifie pas le contenu respectif.
4
finition souligne le caractère relationnel des prépositions, mais n′étant pas la seule
catégorie grammaticale à l′avoir, il est nécessaire d′analyser cette configuration com-
prenant trois éléments principaux d′un peu plus près. Pour ce faire Pottier et
d′après lui aussi Lang ont eu recours à des éléments structuraux abstraits comme
le terme A, le terme B et le morphème de relation R qui représente la préposition
respective et sert à situer le contenu du A le complément selon
Le Nouveau Petit
Robert
envers le contenu du B le mot complété : Dans un exemple comme
Savoir
qqc de source sûre4,
on a la préposition
de
qui relie non seulement le fait de savoir
quelque chose et sa source, mais elle situe le premier (le A) envers le dernier (qui
correspond dans la terminologie ici employée au B). Par conséquent, c′est un
schème du type suivant qu′on reçoit dans un premier temps : A R B. (Lang 1991 :
23).5
2. La préposition
de
Reprenons l′exemple déjà cité plus haut :
Savoir qqc de source sûre
. Dans un pre-
mier temps, j′en ai relevé une relation du type : A R B. Mais un regard plus atten-
tif permet de constater que la liaison R B est plus intime au niveau de la syntaxe
que la liaison A R. (Il est peut-être maladroit de dire
De source sûre savoir qqc
ce-
pendant il est complètement faux et incompréhensible de dire
Source sûre, savoir
qqc de
.). La formule citée plus haut devient ainsi : A = (R B).
Quant à
de,
Pottier (1962 : 67) a formulé cette relation entre R et B de la façon sui-
vante :
« `De′ précède toujours le déterminant dans la relation établie par de entre un
déterminé et un déterminant »
:
Le fils du précepteur
vs.
Du précepteur le fils
, ce qui correspond à des variantes sty-
listiques.
4 Cet exemple correspond au numéro cinq des exemples qui seront explicités de façon plus détaillée
dans un deuxième temps de cette dissertation.
5 Après une délimitation sémantique de la catégorie de la préposition il en résultent 24 prépositions
simples pour le français : à, après, avant, avec, comme, dedans, de, depuis, derrière, dès, devant,
en, entre, hors, jusque, par, parmi, pendant, pour, sans, selon, sous, sur, vers. À part des préposi-
tions simples il y existent encore des syntagmes prépositionnels comme par exemple à partir de,
autour de, etc. (cf. Lang 1991 : 57/58)
5
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