1. Introduction.............................................................................................................................2
2. Résumé du passage traité.........................................................................................................2 2.1 Interprétation .....................................................................................................................3 2.1.1 L’émerveillement de Natacha et la description da la poupée (91/1-91/14) :...................3 2.1.2 Le tournant : la douleur (91/15-92/2) ...........................................................................4 2.1.3 Les causes de la douleur (92/3-94/14) .........................................................................6 2.1.4 La première description de la mère et son absence (93/15-94/10) ................................7 2.1.5 La comparaison et la lutte intérieure de Natacha (94/11-95/16) ....................................8 2.1.6 La réaction de la mère et ses suites (95/17-95/28 et 95/29 - 103) ..............................10
3. Conclusion............................................................................................................................12 Bibliographie: ............................................................................................................................13
1. Introduction
Dans son exposé « Ce que je cherche à faire », Nathalie Sarraute écrit : « Toute interprétation d’un texte est valable. Dès qu’il est livré au dehors, il devient un bien commun. Le lecteur, dont la collaboration est indispensable, doit être libre de pousser ses investigations et de laisser vagabonder son imagination dans toutes les directions. » (39) C’est ce que j’ai fait : j’ai essayé d’interpréter le texte en considérant tout ce que je savais sur Nathalie Sarraute. Mais parfois j’ai aussi dû laisser se « promener » mes pensées assez librement. Voilà mes résultats.
2. Résumé du passage traité
Les événements des pages 91-95 sont vite résumés : la petite Natacha - elle a à peu près 8 ans - se promène avec sa mère à St. Pétersbourg et voit dans la vitrine d’un coiffeur une poupée. Elle doit absolument s’arrêter pour la regarder et finit par la trouver plus belle que sa maman. Il lui est
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impossible de garder pour elle cette constatation de sorte qu’elle en fait part à la mère. Celle-ci la
regarde « de son air mécontent » et répond : « Un enfant qui aime sa mère trouve que personne
n ’est plus beau qu’elle.
J ’ai divisé le texte en 6 parties :
1 ère partie (91/1-91/14) : La poupée du coiffeur
2 e partie (91/15-92/2) : La naissance de l’idée
3 e partie (92/3-93/14) : La mère et l’idée de beauté
4 e partie (93/15-94/10) : Portrait de la mère
5 e partie (94/11-95/16) : L’attente de l’exorcisme
6 e partie (95/17-95/28 et 95/29 - 103) : La condamnation et ses suites
2.1 Interprétation
2.1.1 L’émerveillement de Natacha et la description da la poupée (91/1-91/14) :
Nous sommes tout de suite plongés dans l’action et dans les pensées de Natacha : Comme elle
est belle. On ne sait d’abord pas qui est si belle et pourrait penser à la mère de l’enfant. C’est le
double qui nous révèle qu’il s’agit d’une poupée dans une vitrine. Cette poupée provoque un
tropisme chez l’enfant : Natacha se sent attirée par sa beauté.
Il y a certaines images qui réapparaissent souvent chez Nathalie Sarraute. On en trouve trois dans
ce chapitre : la poupée, la beauté et le monstre.
L ’image de la poupée est déjà apparue quelques chapitres auparavant : Nathalie Sarraute nous
raconte que son père lui a fait cadeau d’une poupée parlante qu’elle avait vue dans la grande
vitrine illuminée (48) d’un magasin parisien. L’enfant la trouve très belle (49), mais elle n’a pas
envie de jouer avec elle parce qu’elle est trop raide et parce qu’elle fait toujours les mêmes
mouvements. Peu après déjà, Natacha lui préfère son ours en peluche qui n’est certainement pas
beau , mais qui lui est vraiment proche , comme elle le dit, il est soyeux, tiède, doux, mou, tout
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imprégné de familiarité tendre. » (48) La beauté seule ne suscite donc pas automatiquement de l’affection chez la fillette, ce sont des qualités plutôt intérieures qui éveillent des sentiments. Autrement dit : Ne pas être beau n’est pas équivalent à ne pas être attrayant ou sympathique aux yeux de la fillette. Quand elle doit constater que la poupée est plus belle que sa maman, elle ne cesse pas d’aimer cette dernière.
Mais le double ne révèle pas seulement de qui il s’agit, il doute aussi de la beauté de la poupée. Nathalie Sarraute avoue qu’elle ne sait pas exactement pourquoi la poupée lui paraissait si belle, elle essaie de retrouver la sensation en nous décrivant la situation par des mots qui font surgir des images : elle doit regarder, contempler la poupée, son visage flou, lumineux, éclairé. Pour les êtres humains qui ne peuvent jamais être parfaits, comme par exemple la tante Aniouta, qui a une lacune entre ses dents (34), la poupée est un idéal inaccessible. Elle est la pure beauté : « Tout en elle était beau » (91). La mère en revanche a beaucoup de défauts de caractère. Chez elle, c’est seulement une partie qui est belle : l’apparence.
A la fin de la première partie, on retrouve le style typique de Nathalie Sarraute quand elle écrit : « La beauté, c’était cela. C’était cela - être belle. » (91) La beauté est littéralement concentrée dans la poupée, ce que l’écrivain nous montre par l’accumulation « beau - beauté - belle » (91). Le contenu que « on » donne généralement au mot « beauté », c’est à dire la perfection, est complètement rempli par la poupée.
2.1.2 Le tournant : la douleur (91/15-92/2)
Tout d’un coup, l’enfant sent « comme une gène, une légère douleur ». Nathalie Sarraute à des difficultés à décrire ses sentiments qui flottent encore hors des mots, même hors de la pensée accessible : « on dirait que quelque part en moi je me suis cognée contre quelque chose, quelque chose est venu me heurter... » (...) « ça se dessine, ça prend forme... » (91). Les sensations se cristallisent, Nathalie Sarraute tâtonne, elle développe la première de ses « idées » : « Elle est plus
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Sonja Schuberth-Kreutzer, 1997, Nathalie Sarraute: Enfance; Seiten 91-95: Elle est plus belle que maman, München, GRIN Verlag GmbH
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